Comment éviter les sinistres les plus fréquents en gros œuvre en 2021 ?

Quelles sont les causes des sinistres les plus fréquentes observées dans le gros œuvre et comment y remédier ?

Cet article est basé sur le rapport de l’assureur SMABTP.

L’étude du rapport

Le rapport de la SMABTP est basé sur une analyse des fiches sinistres remplies par leurs adhérents. Plus de 13000 dossiers analysés, concernant des bâtiments âgés de 5 à 7 ans et pour lesquels SMABTP se plaçait en tant qu’assureur en dommages ouvrage ou sociétaire mis en cause au titre de sa responsabilité décennale.

Prévention. Le but annoncé de cette accumulation de données : identifier les principales causes de sinistres afin de mieux cibler les messages à adresser à leurs cotisants, avec pour but une réduction des coûts liés à une mauvaise préparation ou une mauvaise exécution des travaux.

 

Sur les 5 domaines observés – fondations et ouvrages enterrés, murs et façades lourdes, structures, carrelage et systèmes d’isolation thermique par l‘extérieur, une partie de l’analyse se focalise sur les domaines de compétences d’Esiris GROUP, à savoir les fondations et ouvrages enterrés et les structures.

rapport sinistres SMABTP
travail d'équipe sur un chantier

En cas de sinistres, tous coupables ?

Si une grande partie des désordres constatés concerne les défauts d’étanchéité, il n’est pas évident de reporter l’intégralité des causes du sinistre sur les seules épaules de la personne qui a monté un mur par exemple. En effet, les situations sont bien plus complexes à analyser et l’étude montre que souvent, plusieurs éléments rentrent en ligne compte dans le sinistre.

Que ce soit lié à la conception, à la mise en œuvre, ou au contrôle, tout le monde peut être concerné par le problème.

L’assureur insiste donc sur la nécessité d’une prise de conscience collective qu’un sinistre est l’affaire de tous les corps de métiers embarqués sur un chantier, et que chacun doit prendre sa part de responsabilité.

vue d'un mur sinistré par une fissure

Des études préliminaires insuffisantes ?

L’étude montre aussi qu’au-delà des défauts classiques de malfaçons, et quelques soit les domaines observés, le défaut de stabilité du sol revient régulièrement, à des pourcentages plus ou moins élevés : pour les fondations, 30% des sinistres comportaient un défaut de stabilité des sols, ce qui reste assez logique.
Par contre, on retrouve 23% des sinistres pour les structures, 8% des dossiers pour les murs et façades lourdes, 10% pour le carrelage et jusqu’à 11% pour la protection thermique par l’extérieur. On le voit avec ces chiffres, tous les domaines sont représentés alors qu’une solution existe déjà pour palier à ce genre de désagrément : l’étude de sol géotechnique.

L’étude de sol géotechnique, une solution pour presque 1/3 des dossiers sinistres ?

Si les conditions de travail se sont durcies, la course à la rentabilité entraine parfois des choix budgétaires discutables. Certaines études ne sont pas réalisées afin d’économiser sur le budget global, au détriment d’une prise de risque non calculée entrainant fatalement des sinistres.
En effet, on, constate que si la part des coûts attribuée aux études était moins faible, bon nombre de sinistres auraient sans doute pu être évités.

Quelles solutions pour limiter les sinistres ?

Le rapport ne préconise par une seule mesure pour remédier à la multiplication des sinistres. Mais il pointe du doigt une trop faible part allouée aux études alors même qu’elles sont réalisées pour limiter justement les risques de sinistres. Et les coûts de prises en charge des sinistres sont très vite élevés quand il s’agit de gros œuvres : en plus du coût matériel de l’incident, il faut aussi gérer les coûts immatériels (pertes d’exploitation, immobilisation du chantier, pertes financières…). Et la gestion des sinistres aussi a évolué, passant d’un règlement amiable entre entreprise à une solution judiciaire plus longue et potentiellement bien plus onéreuse.
Aussi l’étude encourage les professionnels du secteur à améliorer la qualité globale des chantiers, en faisant preuve de pragmatisme et en insistant sur le bénéfice de faire des études préalables.

pour éviter un sinistre, une étude de sol avant les fondations

Esiris GROUP est depuis 40 ans expert en études géotechniques, en ingénierie des sols et ingénierie structurelle, et met son savoir-faire au service des entrepreneurs à travers toute la France.